Un outil utile dans un contexte de relèvement de taux d’intérêt : les obligations à haut rendement à taux variable

Nous entrons dans une nouvelle ère pour les taux d’intérêt dans les pays développés. La période prolongée de laxisme en matière de politique monétaire arrive à son terme. A la suite de la réduction progressive des mesures d’assouplissement quantitatif (QE) par la Réserve Fédérale (Fed), les investisseurs tablent désormais sur les premiers relèvements de taux d’intérêt d’ici plusieurs années, d’abord au Royaume-Uni et peu après aux Etats-Unis. L’objet principal du débat n’est pas de savoir si, mais quand et à quel rythme les taux d’intérêt devraient augmenter. Pour les investisseurs obligataires en particulier, cette transition a soulevé maintes questions délicates. Après avoir largement profité du recul des rendements et du resserrement des spreads de crédit, le passage à un cycle plus sévère va créer davantage de difficultés lorsqu’il s’agira de générer des performances pour de nombreuses classes d’actifs obligataires.

Par conséquent, tout instrument susceptible d’aider les investisseurs à évoluer dans cet environnement suscite à juste titre un maximum d’intérêt et d’attention. Dans la dernière de nos séries d’articles M&G Panoramic Outlook, nous nous intéresserons à un de ces instruments, l’obligation à haut rendement à taux variable. Ces dernières années, cet instrument a remporté un franc succès auprès nombreux émetteurs et le marché a atteint un total de 44 milliards de dollars.

Une obligation à haut rendement à taux variable comporte deux principales caractéristiques distinctives : (1) un coupon à taux variable automatiquement ajusté en fonction des variations de taux d’intérêt ; (2) un spread de crédit relativement élevé qui reflète le risque de crédit supplémentaire d’un émetteur de catégorie spéculative.

C’est la combinaison de ces deux facteurs qui permet non seulement aux investisseurs de percevoir un flux de revenus attractif, mais également de bénéficier de coupons supérieurs en cas de hausse des taux d’intérêt sans perte de capital associée. Ce dernier élément, à savoir l’absence de perte de capital dans un contexte de relèvement de taux d’intérêt, constitue la différence majeure par rapport à l’univers traditionnel d’obligations à taux fixe qui ont subi une érosion des prix au fil de l’augmentation des rendements.

Dans ce numéro, nous allons étudier en détail les caractéristiques et la structure du marché des obligations à haut rendement à taux variable. Nous prendrons également en compte les principaux facteurs de rendement, ainsi que la gestion de certains risques.

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